Géocaching à Tchernobyl

Je vous emmène aujourd’hui faire une session de géocaching dans un endroit complètement dingue : Tchernobyl ! Nous allons parcourir la ville fantôme à la recherche de la vingtaine de géocaches présentes dans ces lieux de désolation. Nous allons également y découvrir les paysages de fin du monde. Vérifiez votre compteur Geiger et, si vous le souhaitez, suivez-moi !

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Contrairement à un GPS, quand il sonne ce n’est pas bon signe !

Je vais commencer par rétablir un fait : bien que l’on parle de la catastrophe de Tchernobyl, qui a eu lieu le 26 avril 1986 avec l’explosion de la tour 4 de sa centrale nucléaire, il s’agit en fait de la ville de Pripyat qui fut marquée en premier lieu par la tragédie. Mais si j’avais intitulé mon article géocaching à Pripyat, c’était un peu moins parlant (qui a dit « vendeur » ? :p). Tchernobyl est la ville située juste à côté et où il est encore possible d’habiter, alors que Pripyat, lieu de l’explosion, est une ville abandonnée. Et c’est bien sûr elle que nous allons visiter !

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Un des petits villages évacués autour de Tchernobyl

Avant d’attaquer le vif du sujet, je voudrais aborder quelques points :

Dans cet article, je vais vous présenter la ville à travers ses différentes caches et essayant de vous proposer pas mal de photos. Il est donc possible que la page mette un peu de temps à charger. En plus de la photo principale, ceux qui le souhaitent pourront faire défiler les photos en bas du texte de chaque cache.

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Il y a beaucoup de choses qui doivent charger sur cette page…

Chaque petit texte est divisé en deux : la première partie relate mes impressions et la seconde donne quelques informations plus générales sur l’histoire de la ville ou ce qu’il est intéressant de savoir. Ce sera relativement court, je n’ai pas la prétention de vous faire un cours d’histoire.

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Tout ce qu’il faut pour en savoir plus

Je ne vous cache pas que je me suis posé la question de « faut-il aller faire géocacher sur les lieux d’une tragédie ? ». J’ai finalement pris le parti d’y aller et je vous proposerai une réflexion plus globale sur ce sujet dans un prochain article (vous en avez l’habitude, cela veut dire dans très longtemps…).

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Un exemple de mise en scène un peu glauque

En fin d’article, je vous proposerai quelques informations utiles. J’ai placé tout cela en conclusion, car cela n’intéressera peut-être pas la majorité d’entrevous.

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Vous cherchez une représentation théâtrale ? Retrouvez le programme à la fin de l’article !

Et je voudrais remercier grandement Escape Tour est spécialement Yohan sans qui cette aventure n’aurait pas été possible. N’hésitez pas à aller visiter leur site, il reste peut-être encore des places disponibles pour une prochaine expédition ! Et n’hésitez pas à aller voir leurs autres voyages dont celui au Giga de Berlin !

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Le mini bus d’Escape Tour

 

WTC 7 : New sarcophagus (GC7PDGX) / WTC 6 : Catfish (GC7PDGV) / Chernobyl liquidator monument (GC7B8RN)

Commençons avec le point zéro de la catastrophe : la tour 4 de l’ancienne centrale Lénine qui a explosé le 26 avril 1986 à Pripyat. Ici se trouvent trois caches. Du côté « officiel », il y a une virtuelle à la mémoire des liquidateurs, héros/victimes, que nous verrons juste après. Il y a également une tradi qui permet de contempler la centrale et son nouveau sarcophage. Du côté officieux où les photos sont interdites, il existe une tradi sur le pont de chemin de fer qui conduit à la centrale. Ce n’est pas extrêmement impressionnant vu de l’extérieur. À part un monument à la gloire des liquidateurs, vous ne verrez qu’un gros bâtiment. Par contre cela vaut la peine d’aller voir les tours 5 et 6 dont la construction a été arrêtée brutalement et où sont encore les grues.

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Le nouveau sarcophage et sa virtuelle

Il y aurait trop à dire sur cette tragédie… Je vais donc faire très court et je laisserai consulter une des nombreuses sources d’informations existantes. Pour mémoire, c’est paradoxalement au cours d’un test de sécurité que l’explosion eut lieu. En effet, le test de l’alimentation de secours et plusieurs mauvaises manipulations seraient à l’origine de la catastrophe. Officiellement ce sont 31 personnes qui sont décédées suite à l’accident. Évidemment la réalité est infiniment plus tragique. Il va sans dire que les Soviétiques ont essayé de cacher les faits au monde entier et à leur propre citoyen, aggravant encore le bilan humain.

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Liquidators (GC7N6P2) / Chernobyl liquidator monument (GC7B8RN)

La seconde cache, nous l’avons vu, se trouve en face de la centrale, alors que la première cache se trouve dans le centre de Pripyat. Ne vous fiez pas à l’image sur la page de la cache, il s’agit d’un monument à Tchernobyl, à la mémoire des liquidateurs, mais qui ne possède pas de cache. La cache elle se trouve près d’un panneau où sont affichés les visages des premiers morts, c’est-à-dire ceux qui travaillaient dans la centrale au moment de la catastrophe. Donc aucunement dédié aux liquidateurs.

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Alors ces liquidateurs ? Qui sont-ils ? Ce sont les civils et les militaires qui furent envoyés sur place pour tenter de contenir l’incendie dans un premier temps, puis de décontaminer le site. Autant dire que chez eux, et principalement parmi les premières vagues, la radioactivité fit des victimes. Combien ? A priori, aucun nombre ne sera jamais arrêté. C’est à mon sens l’histoire de ces Hommes avec celle des populations proches qui est la plus touchante dans cette tragédie.

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WTC 4 : End of town Pripyat (GC7PDG8)

Je commence la découverte de la Pripyat par la fin de la ville, mais cette géocache me permettra d’introduire notre tour en ville. La boite se trouve dans un « panneau » d’entrée de la ville de Pripyat. Panneau, c’est une façon de parler, mais on trouve souvent ce genre de « petite » réalisation massive en pierre par ici. Devant nous quelques immeubles sont visibles, et donnent le ton du style de la ville. Pripyat, viens du nom de la rivière qui passe à côté de la ville.

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L’entrée dans Pripyat

Vous remarquerez les couleurs jaunes et bleues du panneau. Ce sont les couleurs de l’Ukraine et elles ne sont évidemment pas d’origine. La ville est construite en 1970, à l’époque soviétique, pour loger les habitants de la centrale nucléaire. La population croit pour atteindre quasiment 50 000 habitants à la veille de la catastrophe de Tchernobyl. Nous allons voir au cours de notre balade qu’il s’agit d’une ville possédant un niveau de vie relativement élevé, surtout pour la région. En fait, Pripyat se veut une ville modèle de l’idéal soviétique. Il faut dire que le personnel travaillant dans le nucléaire était particulièrement chouchouté et… surveillé. Pour en revenir aux couleurs du panneau, à la chute du monde soviétique, l’Ukraine a pris soin de supprimer ou de se réapproprier beaucoup de réalisations soviétiques.

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WTC 5 : Radioactive grabber (GC7PDGJ)

Ici, au milieu de nulle part, se trouve la pince géante d’un engin de chantier qui avait servi à nettoyer la ville. Et comment sait-on à quoi elle a servi ? Eh bien, c’est simple, il suffit d’écouter le concert des alarmes des compteurs Geiger qui se mettent à rugir. Nous sommes ici à un niveau très élevé de radiation et ce n’est pas vraiment ce qu’il y a de plus rassurant… Mais pas d’inquiétude pour les géocacheurs, la cache est relativement éloignée de cette impressionnante pince.

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Le record de radioactivité !

C’est là que je vais vous parler des radiations à Pripyat. Même si ici le niveau est évidemment supérieur à la normale, ils restent tout à fait raisonnables et vous ne serez globalement pas plus irradiés que lors d’un vol long-courrier. Ceci est permis en grande partie grâce au travail des « liquidateurs ». Toutefois, il reste des zones où les compteurs Geiger s’affolent et où il vaut mieux éviter de rester longtemps. Il y a ainsi ce genre d’objet métallique, des pans entiers de forêt et… étrangement des points bien précis de quelques centimètres dans le sol. Parmi les objets très irradiés, il y a notamment le char de la cache WT8 : Tank ISU 152, que notre guide nous a demandé de ne pas approcher.

Vous trouverez en dessous des images des robots de décontamination, ainsi qu’un panneau qui signale une zone de radiation importante.

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PT – Phone Box (GC7KMYM)

Voici une cache dans une cabine téléphonique. Rien d’extraordinaire, certes, mais nous sommes là sur la très grande place de Pripyat. Sur cette même place se trouve également la cache « liquidators » que nous avons déjà vu. Clairement, la ville est dessinée autour de cette place qui en est vraiment le cœur de la ville. Elle est gigantesque et impressionnante avec ses constructions massives tout autour.

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La place centrale de Pripyat

Ici vous trouverez un grand hôtel, un énorme restaurant, un palais des sciences qui était consacré au nucléaire, une école, un supermarché, etc, etc. Autant de zones à explorer si vous en avez le temps… et si on vous laisse rentrer dans les constructions. Vous y trouverez également le centre névralgique de décontamination, et son gros logo, qui servait de QG au personnel en charge du nettoyage après la catastrophe.

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WTC 2 : Kindergarten (GC7PDG0)

Le jardin d’enfants est forcément un lieu provoquant des sensations assez étranges : tristesse et désolation. Je trouve que ce lieu représente le mieux la tragédie de cette ville où tout fut abandonné dans l’urgence. Il y a là beaucoup de jouets, de livres, de vêtements, de meubles, etc. Le tout étalé pèle-mêle, ou alors bien rangé dans des mises en scène un peu glauques. L’ensemble de la construction forme une structure en « U » sur deux étages. Avant d’arriver dans les bâtiments, on traverse une petite cour que la végétation a regagnée. Au milieu des petits arbustes, on trouve quelques préaux décorés de fresques et quelques agréés en métal tels de petits bateaux ou des cabanes.

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Quelques-uns des jouets du jardin d’enfants

Au cours de notre parcours, nous croiserons beaucoup d’écoles ou de jardins d’enfants. La raison est simple : Pripyat est une ville nouvelle et focalisée sur le nucléaire. La population est donc une population jeune et éduquée. Il y a donc beaucoup de jeunes adultes et donc beaucoup d’enfants. Ceux-ci représentent d’ailleurs un tiers des 50 000 habitants. La ville s’est donc dotée de 5 écoles et de 15 jardins d’enfants, qui font un peu office d’écoles maternelles.

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PT – Bumper Car Arena (GC7KMYJ) / Bennies Blowout Battle (GC2V455)

Ces deux caches ont comme seul point commun de se trouver dans un des lieux les plus dingues de Pripyat : son parc d’attractions ! Au menu : grande roue, autos tamponneuses, manèges et nacelles. Ce n’est pas gigantesque, mais c’est situé en plein cœur de la ville et c’est évidemment complètement glauque. La grande roue est le centre d’intérêt majeur et c’est là qu’est placée la Earth. Mais les autos tamponneuses sont tout aussi étranges, figées là pour l’éternité dans un dernier ballet.

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Un dernier tour de grande roue ?

Ce parc est d’autant plus étrange qu’il n’a jamais ouvert. En effet, l’inauguration aurait du avoir lieu quatre jours après l’explosion. La earth fut Cache of the week sur le site de Grounspeak si vous voulez plus de détails.

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PT – Cinema (GC7KMYV) / WTC 3 : Swimming pool (GC7PDG6) / WTC1 Football Stadium (GC7PDFP)

Je vais mettre ici trois lieux qui correspondent à des zones de loisirs : le cinéma, la piscine et le stade de football. L’extérieur du cinéma est massif avec sa décoration en mosaïque. A l’intérieur de la salle de projection ne restent qu’un morceau d’écran et quelques sièges. Pour ce qui est de la piscine, ce sera certainement la plus grosse frustration du séjour : notre guide nous interdit de pénétrer dans les bâtiments, arguant des raisons de caméra de sécurité. J’emprunterai donc quelques photos dans les logs d’autres géocacheurs pour l’illustrer… vous aurez peut-être plus de chance que nous. Le stade de football est marqué par ses tribunes et ses tours d’éclairages.

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Le cinéma : à priori, il n’y a pas grand-chose d’intéressant à l’affiche aujourd’hui

La grande majorité des caches de Pripyat se trouvent à l’extérieur des bâtiments, donc vous n’aurez donc normalement jamais besoin d’y pénétrer. Et ça tombe bien, car en théorie, c’est interdit… En théorie 😉 Les guides ont d’ailleurs sur eux des trackers GPS qui permettent de vérifier leurs déplacements dans la ville. Moi qui aime l’urbex, c’est vraiment extrêmement frustrant de ne pouvoir visiter librement tout ce que l’on veut et d’avoir un guide qui nous interdit l’accès à certains lieux. Je comprends bien que sa responsabilité soit engagée en cas d’accident, mais j’aimerais pouvoir engager la mienne contre ma liberté de mouvement.

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WTC 9 : Piano Shop (GC7PE7G)

Le « magasin » de piano est un lieu étrange. Dans cette boutique se trouvent plusieurs pianos recouverts de poussière et rangés là un peu en vrac. N’espérez pas tirer la moindre note de ces ancêtres, ils sont muets pour l’éternité.

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Comme un requiem…

C’est à ce genre de détail que l’on se rend compte que Pripyat était une ville plutôt favorisée, surtout dans le contexte communiste de l’époque. Pour la petite histoire, il n’est pas certain que ce magasin vendait des pianos. Il est fort possible qu’il ne fut que le lieu de dépôt des pianos de la ville. En effet, après l’évacuation de la ville, les habitants seront autorisés à revenir chercher leurs affaires. Enfin, celles qui n’auront pas été prises par les liquidateurs. Toutefois, tous les meubles devront rester sur place et stockés à différents endroits, ce qui est certainement le cas de ces pianos.

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WTC 10 : Pripyat Port (GC7PE88)

Il s’agit du port fluvial de Pripyat et d’un des très jolis lieux de la ville…. Enfin, il devait l’être à l’époque où la ville était encore vivante. Le petit port est constitué d’un embarcadère, mais surtout d’un très joli café possédant de très beaux vitraux et une terrasse donnant à l’arrière sur le fleuve. La beauté du port et surtout du café tranche vraiment avec le côté dévasté de la ville et l’on se prend à penser aux habitants passant leurs moments de détentes dans ces lieux qui furent certainement enchanteurs.

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Le café « Pripyat »

Ici, il y avait également un parc et une petite plage, autant dire que nous sommes dans la partie très agréable de la ville. Le port avait également une importance stratégique, car il permettait de gagner Kiev grâce à son hydroptère en 2h50 soit un peu plus vite, et certainement de façon plus confortable, que par la route. Ici tout est simple la ville s’appelle Pripyat, le fleuve s’appelle Pripyat et je vous laisse deviner le nom du café. 😉

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Pripyat Hospital (GC7D08J)

Voilà une des très rares caches qui se trouve dans un bâtiment, mais il s’agit d’une cache n’appartenant pas à l’une des deux séries de la ville. Grand moment de frustration, notre guide ne nous laisse pas visiter l’hôpital à cause des risques d’effondrements et des radiations. Seuls deux d’entre nous auront le droit d’aller jusqu’à la cache très (trop) rapidement… et nous y ferons un DNF…  Nous avons seulement pu visiter la morgue attenante à l’hôpital. Frustration, frustration, frustration ! Surtout au vu des photos des logs ! J’ai donc emprunté quelques-unes de ces photos.

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Une image honteusement piquée sur un log

La cache se trouve au niveau du service de gynécologie. Ici, il ne faut surtout pas rentrer dans les sous-sols, le niveau de radiation est à priori très important. La raison est que ce niveau fut utilisé pour entreposer différents éléments utilisés lors du nettoyage de la ville et devenus très radioactifs.

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WTC 12 : Duga #1 (GC7PE8K) / WTC 13 : Duga #2 (GC7PE8X) / Duga Radar Station (GC7MZAR)

Voici trois boites dans la station de radar Duga. Et clairement l’endroit méritait plusieurs caches tant la station radar est grande et impressionnante ! 750m de long pour 148 de haut, autant dire que l’on se sent tout petit à son pied. L’ensemble est situé à l’extérieur de la ville et se faisait passer pour un centre pour les enfants, d’où l’arrêt de bus à motif enfantin au début de la longue route qui mène à ce lieu très isolé. Outre la structure métallique, il faut vraiment vous balader dans les bâtiments aux alentours pour découvrir les différentes fresques et la maquette du Duga. C’est un lieu à faire absolument !

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Le très impressionnant radar

L’objectif des Dugas, car il en existe un second à 30km, était de détecter les missiles balistiques intercontinentaux. Il en détecta d’ailleurs deux au cours de sa carrière, avant que la catastrophe de Tchernobyl ne mette fin à son activité. Vu le prix que du coûter l’appareil, cela fit cher de la détection. Le Duga était également appelé le pic-vert russe, car sa puissance était telle qu’il créait des parasites chez les radioamateurs dans le monde entier en faisant un bruit un peu similaire à celui d’un pic-vert frappant sur du bois.

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Kopachi (GC7TJQ6)

Kopachi est un petit village à quelques kilomètres de Prypiat dont il ne reste qu’une sorte d’école où vous trouverez encore des petits lits, quelques jouets et livres, ainsi qu’un peu de mobilier. C’est, pour sûr, une impression très étrange qui se dégage de ces lieux où l’on perçoit particulièrement bien ce moment où tout s’est arrêté.

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Les derniers occupants de Kopachi

Si l’on ne trouve ici plus que deux bâtiments, c’est parce que toutes les autres constructions, qui étaient en bois, ont été détruites et enterrées pour tester cette méthode de lutte contre les radiations. Ce fut une très mauvaise idée, car cela a permis aux particules radioactives de gagner la nappe phréatique. Enfin, officiellement tout va bien…

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Urbex (GC62Q6D)

Le titre de l’article est « Géocaching à Tchernobyl », il est donc temps d’y aller à Tchernobyl. Et il y existe une seule cache : « urbex ». Son emplacement n’a pas spécialement d’intérêt si ce n’est qu’elle est placée juste à côté de l’hôtel-restaurant de la ville. Si vous voulez vous reposer au son de l’aboiement des chiens errants ou manger des choux et des pommes de terre, c’est l’endroit idéal où séjourner ! La cache se trouve dans l’énorme ensemble de tuyaux qui parcourt la ville à défaut d’être enterré.

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L’entrée de Tchernobyl

Comme je l’ai déjà indiqué, Tchernobyl est la ville voisine du lieu de la catastrophe. Elle se situe dans le périmètre des 30 kilomètres et il est donc possible d’y vivre. D’ailleurs 800 personnes y vivent, principalement des militaires et des employés de la centrale. Si vous passez plusieurs jours dans la zone des 30 kilomètres, c’est là que vous résiderez. C’est un étrange mélange d’immeubles vides et habités, le tout mélangé sans qu’il semble y avoir de séparation.

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Quelques réflexions sur cette aventure :

  • Frustration ! Vous êtes amoureux d’urbex ? Ici, vous allez être fascinés et… frustrés…  Clairement, vous allez voir un monde très particulier et apprendre beaucoup de choses sur la catastrophe de Tchernobyl, mais aussi sur la vie avant 1986. L’explosion a figé la ville dans son stade soviétique. Toutefois, n’imaginez pas pouvoir aller vous balader où vous voulez et comme vous le voulez. Il y aura énormément d’endroits qui vous seront interdits et à priori ce sera très variable selon votre guide. Donc clairement, il y a de la frustration a devoir avoir un chaperon et être limité dans ses déplacements et ses explorations. Il vous sera interdit d’ailleurs de vous déplacer sans ou de visiter la ville by night. Vous risquez l’expulsion!
  • Négociez avec votre guide avant de partir ! A priori, tous les guides ne sont pas enthousiastes quant à la pratique du géocaching ou en tout cas à approcher/pénétrer dans les bâtiments. Si vous y allez pour faire du géocaching ou pour visiter/photographier les intérieurs, formulez clairement les choses avant, ou vous risquez de ne pas pouvoir atteindre votre objectif.
  • Partez au moins deux jours dans la zone militaires ! En deux jours, nous avons visité beaucoup de lieux, mais certainement qu’une petite partie de ce qu’il y avait à voir. Et nous l’avons fait au pas de course. En un jour, vous allez rater beaucoup trop de choses !
  • Prenez le temps de visiter Kiev ! Kiev est une très jolie ville qui mérite vraiment la visite. Et évidemment, il y a pas mal de géocaches 😉

 

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3 réflexions sur “Géocaching à Tchernobyl

  1. Wahoo, juste top cet article.
    J’avais failli partir en virée GC là-bas l’an dernier, mais MaDame à brandi son VETO.
    Mais cet article ainsi qu’une virée encadrée par « Escape Tour » seront peut-être des éléments jouant en ma faveur.
    Bref, merci pour ce voyage, dans radiations, en 1986!
    😁👌👍

    J'aime

    • Merci beaucoup ! J’espère pouvoir te donner un élément de négociation efficace 😉 Le problème des radiations n’en est pas vraiment un. J’ai eu un plus gros cas de conscience en allant « jouer » à Tchernobyl. Mais c’est vraiment un lieu à découvrir tant qu’il reste des choses à y voir…

      J'aime

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